Présentation du livre, Chaka Maka de Malca Levy

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Categoria
Comunidades
Data
20 de Mar. de 2018 18:30
Local
Kortenberglaan 12
1040 Brussel, Bélgica

De la Péninsule Ibérique à Rhodes, de là au Congo, la famille Levy est un extraordinaire témoignage des vicissitudes de l’Histoire, comprenant ses tragédies (1492, en Espagne/1496, au Portugal) et les réinstallations successives dans des pays différents avec ses hétérogènes cultures.
Plus de 500 ans après, notre auteur écrit, et parle, une langue – le Ladino – qui a croisée la Méditerranée, qui s’est établie en Afrique et qui retourne en Europe (Belgique), et qui par les biais des caprices de la vie, se voit édité par une maison de culture portugaise-universelle, siègent à Bruxelles. Et pour cause, j’insiste sur la contribution de la langue portugaise, bien que plus modeste que le castillan, à la genèse du Ladino, surtout au niveau du lexique.
Troisième livre édite par nous, après « Assi Biva Djouha! » et « Yakar Miday », nous y retrouvons les mêmes buts moralisants, dans un texte parsemé d’expressions et de convictions religieuses, revêtus de formes simples, amusantes et didactiques.  
Malca Levy est un écrivain affirmé qui mérite une attention accrue des spécialistes de littérature et aussi des historiens de mentalités, car ses écrits portent en eux la beauté et la sagesse millénaires propres à la cultures séfarades, voire universelles.
Orfeu se sent très honoré de pouvoir partager avec vous une œuvre, comme les précédentes, porteuse de remarquables impressions et d’humanisme, bien d’accord avec les principes qui nous dirigeant depuis 1987.

Joaquim Pinto da Silva

ASSI BIVA DJOUHA!

«Di la buena parti» (attardé mental) est un personnage où l’on retrouve à parts égales, ingéniosité et folie, avec une pointe d’humour critique ainsi qu’une sagesse populaire et avérée. Djoha est sans aucun doute une figure universelle qui, sous des noms à variantes diverses, se retrouve dans différentes littératures du monde (chez notre Gil Vicente, p.e.), et servent parfaitement de prétexte à certains auteurs pour faire des observations démolisseuses à caractère politique et social. Pour le dément, l’imbécile ou l’aliéné, il n’y a pour le moins pas d’interdit, et on admet son audace comme on ne le fait pour personne d’autre. Tous regardent avec sympathie celui qui, sous le couvert de l’irresponsabilité dit carrément, « le roi est tout nu ». Quoi qu’il en soit, par cette tendre représentation de l’impolitesse et l’acceptation générale de celle-ci, Djoha est la personnification de la Paix, de cette paix tellement essentielle dans la
région qui l’a vu naître, le Proche-Orient. Transcrites par la main sereine et sage de l’auteur, les histoires de Djoha seraient déjà une raison suffisante en soi pour mériter l’édition du livre par Orfeu. Raison tout aussi bonne qu’importante est le fait que des amis turcs se sont reconnus –
eux aussi – dans ce personnage et dans son message tolérant et nous ont rejoints. Il y a en outre, une autre raison d’un immense poids historique et culturel, qui est la reprise de ces récits en ladino, langue qui a aussi, un tant soit peu, quelque chose de nous. Ce parler judéo-castillan, avec des adaptations régionales importantes, s’est dispersé dans différentes parties du monde à partir de 1492, date du décret d’expulsion signé par les Rois «Catholiques» qui fut le début d’une étape tragique d’intolérance, malheureusement réitérée au Portugal en 1496.
Or, c’est dans cette langue que Malca Levy a entendu les aventures de ce «picaro», c’est
aussi dans cette langue séculaire et également en français qu’elle nous les raconte, pour notre
fierté d’éditeurs et pour le plaisir des lecteurs.

YAKAR MIDAY

Les prosélytes des religions ont produit, durant des siècles, les plus belles pages de la littérature universelle.
Je me demande même s’il y a une littérature non religieuse ? Je ne le crois pas vraiment.
Car la littérature est en soi un acte religieux par sa révérence à ses objectifs: le beau, le message immanent, une transcendance plus au moins consciente et assumée. Cette intention est três claire dans le conte « Suave Milagre » (« Un Doux Miracle ») d’Eça de Queiroz, nonobstant la laïcité anticléricale réa¬ rmée de son auteur. Elle est bien présente, par antinomie, dans l’oeuvre de l’athée José Saramago depuis son premier ouvrage « Terre du Péché » jusqu’à « Caïn », en passant par « L’ Évangile selon Jésus Christ » et « Le Dieu Manchot ».
Après « Djouha » que nous avons publié, Malca Levy poursuit son parcours et nous présente
un recueil de textes, certes religieusement partisans mais au contenu moralisant, de portée
universelle. Et si « Dieu est mort » depuis Nietzche, il su¬rait de regarder le monde autour de nous pour comprendre que « la science elle aussi est morte ». Ses réponses positives et spectaculaires, malgré ses bienfaits, n’ont pas mis le monde sur le chemin d’un progrès généralisé ni d’une paix, comme nous aurions pu l’espérer.

 
 

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  • 20 de Mar. de 2018 18:30

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